Lancement d’un projet pour l’employabilité : 37 milliards de FCfa pour la formation de 10.000 jeunes
Le
Premier ministre a annoncé, hier, lors du lancement officiel du Projet
de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité ( Fpec),
la mise en place d’un nouveau fonds de financement de la formation
professionnelle et technique qui devra répondre aux besoins de
financements aussi bien pour les entreprises que pour les demandes
individuelles.
Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne qui présidait, hier, la cérémonie officielle de lancement du Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité ( Fpec), a annoncé la mise en place d’un nouveau fonds de financement de la formation professionnelle et technique qui devra répondre aux besoins de financements aussi bien pour les entreprises que pour les demandes individuelles. «Ce fonds est alimenté par les moyens disponibles et par des ressources additionnelles qui restent à mobiliser. Il est destiné à répondre aux besoins croissant de formation de tous les demandeurs d’emplois », a déclaré le Premier ministre, ajoutant que les missions de ce fonds, contrairement à l’ancien Fondef, ne se limitent plus à la formation continue des travailleurs des entreprises du secteur moderne, mais ils seront élargies aux jeunes cherchant une qualification pour entrer dans le monde du travail et surtout aux acteurs du secteur informel.
Parmi les innovations majeures du projet du Fpec, il y a les formations dites professionnalisantes d’un à six mois, conduisant à des certificats de spécialité qui vont être mises en place avec pour objectif de prendre en charge 10.000 jeunes scolarisés ou pas en vue de promouvoir davantage l’employabilité de la jeunesse sénégalaise, a-t-il poursuivi.
Financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd), en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Etat du Sénégal, le Projet Fpec), d’un coût global de 37.5 milliards de FCfa dont 18 milliards de FCfa de la Banque mondiale et 8 milliards de FCfa de l’Afd, s’inscrit dans le Plan d’actions prioritaires (2014-2018) du Plan Sénégal émergent (Pse).
Le Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité vise à octroyer des certificats de spécialité à la fin de leur formation à dix mille jeunes, à procéder aux réformes du baccalauréat technique et à mettre en place trois clusters : tourisme, horticulture et aviculture. Ces clusters qui sont des associations bâties sous le régime du partenariat public-privé dans le but de soutenir l’offre de formation en adéquation avec les besoins des entreprises et de contribuer au développement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme, visent à accroître la compétitivité des entreprises et à contribuer au développement du capital humain.
Le projet, selon Mahammad Boun Abdallah Dionne, comporte trois axes prioritaires d’intervention. Il s’agit, en premier lieu, de « l’amélioration de la pertinence de la qualité, du développement de la compétence technique dans des structures de formation techniques, par la mise en œuvre de stratégies de développement adossées à des contrats de performance. Deuxièmement, la mise en place d’établissements dans trois secteurs clés l’horticulture, l’aviculture et le tourisme ». Il a annoncé le lancement de centres de formation professionnelle à travers le pays.
A Thièp, dans la région de Louga et à Nétéboulou, dans la région de Tambacounda seront implantés des centres dédiés à l’horticulture. Il sera également mis en place à Mbao (Rufisque) un centre d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (Cimel) et enfin, à Saint-Louis, Ziguinchor et Diamniadio seront implantés des centres dédiés au tourisme. « La consolidation de la réforme structurelle de la formation professionnelle en termes d’autonomisation des établissements, de mise en place des mécanismes de financement de la formation des différentes catégories d’acteurs et de renforcement de capacités du pilotage du secteur plus qu’une forte option, est pour nous une priorité », a-t-il déclaré. La directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Louise J. Cord a souligné l’importance du partenariat entre le secteur privé et public qui est un élément clé, permettant d’assurer le succès de ce projet. Pour la directrice de l’Afd, Laurence Sartre, cette approche partenariat public-privé repose sur la production et la participation des entreprises à la gestion du dispositif de la formation professionnelle, favorisant à la fois son efficacité, sa flexibilité, son autofinancement et, par la même, sa pérennité.
Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), représentant du secteur privé, Mansour Cama, a estimé que le succès du projet Fpec dépendra de la mobilisation de tous les partenaires publics et privés et « de l’engagement sans faille, assis sur le socle des valeurs que sont la bonne gouvernance, la transparence et la rigueur dans la mise en œuvre de toutes les composantes du projet, gage de sa pérennisation au service des besoins de l’économie ».
Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne qui présidait, hier, la cérémonie officielle de lancement du Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité ( Fpec), a annoncé la mise en place d’un nouveau fonds de financement de la formation professionnelle et technique qui devra répondre aux besoins de financements aussi bien pour les entreprises que pour les demandes individuelles. «Ce fonds est alimenté par les moyens disponibles et par des ressources additionnelles qui restent à mobiliser. Il est destiné à répondre aux besoins croissant de formation de tous les demandeurs d’emplois », a déclaré le Premier ministre, ajoutant que les missions de ce fonds, contrairement à l’ancien Fondef, ne se limitent plus à la formation continue des travailleurs des entreprises du secteur moderne, mais ils seront élargies aux jeunes cherchant une qualification pour entrer dans le monde du travail et surtout aux acteurs du secteur informel.
Parmi les innovations majeures du projet du Fpec, il y a les formations dites professionnalisantes d’un à six mois, conduisant à des certificats de spécialité qui vont être mises en place avec pour objectif de prendre en charge 10.000 jeunes scolarisés ou pas en vue de promouvoir davantage l’employabilité de la jeunesse sénégalaise, a-t-il poursuivi.
Financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd), en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Etat du Sénégal, le Projet Fpec), d’un coût global de 37.5 milliards de FCfa dont 18 milliards de FCfa de la Banque mondiale et 8 milliards de FCfa de l’Afd, s’inscrit dans le Plan d’actions prioritaires (2014-2018) du Plan Sénégal émergent (Pse).
Le Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité vise à octroyer des certificats de spécialité à la fin de leur formation à dix mille jeunes, à procéder aux réformes du baccalauréat technique et à mettre en place trois clusters : tourisme, horticulture et aviculture. Ces clusters qui sont des associations bâties sous le régime du partenariat public-privé dans le but de soutenir l’offre de formation en adéquation avec les besoins des entreprises et de contribuer au développement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme, visent à accroître la compétitivité des entreprises et à contribuer au développement du capital humain.
Trois axes prioritaires
Le projet, selon Mahammad Boun Abdallah Dionne, comporte trois axes prioritaires d’intervention. Il s’agit, en premier lieu, de « l’amélioration de la pertinence de la qualité, du développement de la compétence technique dans des structures de formation techniques, par la mise en œuvre de stratégies de développement adossées à des contrats de performance. Deuxièmement, la mise en place d’établissements dans trois secteurs clés l’horticulture, l’aviculture et le tourisme ». Il a annoncé le lancement de centres de formation professionnelle à travers le pays.
A Thièp, dans la région de Louga et à Nétéboulou, dans la région de Tambacounda seront implantés des centres dédiés à l’horticulture. Il sera également mis en place à Mbao (Rufisque) un centre d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (Cimel) et enfin, à Saint-Louis, Ziguinchor et Diamniadio seront implantés des centres dédiés au tourisme. « La consolidation de la réforme structurelle de la formation professionnelle en termes d’autonomisation des établissements, de mise en place des mécanismes de financement de la formation des différentes catégories d’acteurs et de renforcement de capacités du pilotage du secteur plus qu’une forte option, est pour nous une priorité », a-t-il déclaré. La directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Louise J. Cord a souligné l’importance du partenariat entre le secteur privé et public qui est un élément clé, permettant d’assurer le succès de ce projet. Pour la directrice de l’Afd, Laurence Sartre, cette approche partenariat public-privé repose sur la production et la participation des entreprises à la gestion du dispositif de la formation professionnelle, favorisant à la fois son efficacité, sa flexibilité, son autofinancement et, par la même, sa pérennité.
Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), représentant du secteur privé, Mansour Cama, a estimé que le succès du projet Fpec dépendra de la mobilisation de tous les partenaires publics et privés et « de l’engagement sans faille, assis sur le socle des valeurs que sont la bonne gouvernance, la transparence et la rigueur dans la mise en œuvre de toutes les composantes du projet, gage de sa pérennisation au service des besoins de l’économie ».
avec Lesoelil.sn

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