Démarrage du Carême chrétien
Les
chrétiens entament aujourd’hui le temps de carême. Pendant 40 jours,
ils seront invités à la prière, au jeûne et à l’abstinence pour suivre
les pas de Jésus-Christ. Sur le chemin de Pâques, chaque fidèle est
appelé à la conversion.
Dans une de ses sorties, Mgr Théodore Adrien Sarr, alors archevêque de Dakar, avait déclaré que le carême est un temps donné pour se rapprocher davantage de Dieu.
Le
carême chrétien débute aujourd’hui avec le traditionnel cérémonial de
distribution des cendres communément appelé «mercredi des cendres ». Les
chrétiens qui prendront part aux différentes messes de ce jour se
verront tracer sur le front une croix de la cendre et entendront ses
paroles du prêtre déclarant : « Convertis-toi et crois à la Bonne
Nouvelle » (cf. Marc 1, 15) ou encore « Tu es poussière et tu
retourneras poussière » (cf. Genèse 3, 19). Les cendres que le prêtre
impose sur le front du fidèle en traçant une croix sont habituellement
fabriquées des rameaux de l’année précédente. Elles représentent, à la
fois, le péché et la fragilité de l’Homme.
Le rite d’imposition des
cendres est ainsi une démarche de pénitence qui ouvre le temps du carême
et qui invite chaque chrétien à changer ses habitudes pour prendre la
route de l’Evangile et, particulièrement, de la miséricorde.
Le
rite particulier des « mercredis des cendres » est un signe marquant le
début de conversion qui conduit les fidèles jusqu’aux fêtes pascales.
Il ouvre ainsi le temps du carême par une journée de pénitence et de
jeûne à laquelle participe toute l’Eglise. Le jeûne est obligatoire ce
mercredi pour tous les chrétiens âgés de 18 à 59 ans car le mercredi des
cendres rappelle aux chrétiens que l’éternité attend chaque croyant et
qu’il y a 40 jours de préparation.
Ce nombre est équivalent aux 40
jours vécus par le Christ dans le désert sans boire ni manger, malgré de
nombreuses tentations et propositions de toutes sortes. Durant ce
temps, l’Eglise invite ses fidèles à la prière, au jeûne, à la
conversion et à l’aumône pour se préparer à la grande fête de Pâques,
commémorant la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour le
chrétien, le carême est alors le chemin de la réconciliation de l’Homme
avec Dieu mais surtout une période de détachement des biens matériels.
Eugène KALY
VIVRE SELON LA VOLONTÉ DE DIEU
Dans une de ses sorties, Mgr Théodore Adrien Sarr, alors archevêque de Dakar, avait déclaré que le carême est un temps donné pour se rapprocher davantage de Dieu.
« Les
fidèles doivent travailler à connaître leurs limites et à éviter le
péché », avait prêché l’archevêque émérite de l’archidiocèse de Dakar.
Selon lui, les chrétiens doivent lutter contre le mal et se dire que la
période du carême est un temps fort pour se souvenir de Dieu. « Il est
temps que chaque être humain répond à son amour en s’efforçant de vivre
selon la volonté de Dieu. Si chaque individu fait la volonté de Dieu, le
monde serait parfait », avait lancé le cardinal Sarr. Durant le temps
de carême, le chrétien doit s’ouvrir davantage à son prochain en lui
accordant soutien, amour et solidarité. « Le temps de carême est pour le
fidèle chrétien une occasion de méditer sur sa relation avec Dieu,
Créateur du monde et de toutes choses », avait expliqué le guide
religieux.
Il
faut rappeler que le mot carême vient du latin « Quadragesima (dies) »,
c’est-à-dire quarantième jour avant Pâques. C’est une période de
pénitence qui dure pendant les 40 jours qui précèdent Pâques, la plus
grande fête de l’Eglise catholique. Aux 2ème et 3ème siècles, le carême
était peu observé par les chrétiens et la durée du jeûne n'était pas
fixée par l'Eglise. Cependant un jeûne de deux jours préparant Pâques a
été institué. Saint Justin de Naplouse (+165) écrivait que les
catéchumènes sont instruits à prier et à implorer Dieu. C’est vers 195
que l'évêque de Lyon, Saint Irénée, adressa au Pape Victor 1er (+199)
une lettre indiquant qu'un jeûne obligatoire était observé par les
chrétiens les vendredis et samedi saints afin de commémorer le départ de
son époux.
Ainsi,
le carême devient une habitude au IVe siècle, entre 300 et 325, du fait
de la préparation des catéchumènes au baptême, comme un appel à la
solidarité, à la compassion, à la prière et au jeûne. Saint temps de
carême à tous les chrétiens du Sénégal et d’ailleurs !
avec Lesoleil

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