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Fukushima : des progrès importants sur le site de la centrale

INFOGRAPHIE - Quatre ans après la catastrophe, les travaux menés par Tepco ont permis de réduire les risques de nouvelles émissions radioactives dans l'environnement.
Pour l'année 2015, 4 ans après la catastrophe sur la centrale de Fukushima-Daiichi provoquée par le tsunami du 11 mars 2011, le grand chantier de l'opérateur Tepco sera l'installation de murs souterrains gelés pour limiter les fuites d'eau radioactive autour des bâtiments des quatre réacteurs endommagés après leur explosion. Une barrière de 1500 m de long sur 27 m de profondeur devra aussi limiter la quantité d'eau contaminée qu'il faut traiter chaque jour.
Au cours de l'année 2014, Tepco a fait un pas important pour améliorer le niveau de sûreté sur le site de la centrale accidentée, en réussissant à vider la totalité des 1500 assemblages d'uranium qui étaient entreposés dans la piscine du réacteur numéro 4. Une opération complexe qui s'est heureusement déroulée sans incident. «C'est un progrès important pour Tepco, car la piscine du réacteur 4 était celle qui contenait à la fois le plus de combustible et celui qui était le plus chaud» précise Thierry Charles, directeur général adjoint, chargé de la sûreté nucléaire à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). La piscine 4 contenait 1500 assemblages de combustible, soit à peu près autant que le nombre total qui reste dans les piscines des réacteurs 1, 2 et 3.

300 piscines olympiques remplies d'eau contaminée

«Le risque d'accident et de rejets avec les combustibles restants est désormais réduit car, avec le temps qui passe, ils ont refroidi. Même en cas de perte du refroidissement des piscines, à cause d'un accident ou d'un nouveau séisme grave, Tepco aurait désormais du temps, de l'ordre d'une semaine, pour réagir et mettre en place un refroidissement de secours,» estime Thierry Charles. D'importants travaux sont d'ailleurs en cours autour des bâtiments des réacteurs 1 et 3 pour récupérer dans de bonnes conditions les barres d'uranium restantes.
Tepco a aussi fait d'importants progrès dans la gestion des eaux qui servent à refroidir les cœurs accidentés des réacteurs 1 à 3 et qui en sortent chargées en matières radioactives. Chaque jour, l'opérateur japonais doit traiter 300 m3 d'eau contaminée, qui est pompée au fond des bâtiments endommagés pour éviter qu'elle ne s'écoule dans la nappe phréatique. Or les installations de traitements installées sur le site de la centrale permettent désormais de décontaminer 2000 m3 par jour, ce qui permet désormais de commencer à enlever un maximum de radioactivité sur le total de 600.000 m3 (l'équivalent de 300 piscines olympiques) d'eau stockée dans des milliers de citernes et de réservoirs. Un travail qui devrait être bouclé cet été.
Mais le travail est loin d'être terminé pour Tepco, qui estime qu'il faudra encore au moins une trentaine d'années pour finir le travail le plus difficile et le plus risqué: le retrait de l'uranium qui a fondu et s'est répandu au fond des réacteurs. L'entreprise japonaise a d'ailleurs consacré un nouvel institut de recherche dont le seul travail est de mettre au point les méthodes pour réaliser cette tâche extrêmement complexe.
avec lefigaro.fr

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